Spa géothermiqueReykjanes · Islande
Blue Lagoon
Un lagon d’eau de mer géothermale d’environ 10 000 m² dans un champ de lave islandais, à 37-40 °C en moyenne, à réserver à l’avance et à l’heure.
- Extérieur
- 11 990 kr à 18 490 kr
- 37 à 40 °C en moyenne
Région · Islande
La péninsule volcanique où l’on atterrit. Champs de lave, vapeur au ras du sol, et le seul endroit au monde où la dorsale médio-atlantique émerge.
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Spa géothermiqueReykjanes · Islande
Un lagon d’eau de mer géothermale d’environ 10 000 m² dans un champ de lave islandais, à 37-40 °C en moyenne, à réserver à l’avance et à l’heure.
Reykjanes est la première chose que l’on voit de l’Islande, et presque personne ne la regarde. L’aéroport international de Keflavík est posé dessus ; la route qui en part vers Reykjavík traverse un pays de lave nue, brune de mousse par endroits, noire ailleurs, sans un arbre. La plupart des voyageurs franchissent la péninsule en somnolant. C’est pourtant l’un des endroits géologiquement les plus remarquables d’Europe.
La dorsale médio-atlantique — la couture où la plaque nord-américaine et la plaque eurasienne s’écartent — court sous l’océan sur des dizaines de milliers de kilomètres. Reykjanes est le seul endroit au monde où elle est visible au-dessus du niveau de la mer. La péninsule est un géoparc mondial UNESCO, entré en septembre 2015 dans le réseau européen des géoparcs, et qui a recensé 55 géosites : cratères, champs de fissures, failles ouvertes, et des zones géothermiques à haute température où la vapeur sort du sol sans prévenir.
C’est aussi ce qui explique la présence des installations qui nous intéressent ici : là où la chaleur affleure, on la capte.
La géographie utile tient en trois points. Keflavík et son aéroport international occupent la pointe nord-ouest. Reykjavík est de l’autre côté, à l’est. Grindavík, sur la côte sud, est le bourg de pêche de la péninsule ; la centrale géothermique de Svartsengi et le Blue Lagoon se trouvent dans son territoire communal, mais à l’écart du bourg, au milieu du champ de lave. L’exploitant du Blue Lagoon compte environ vingt minutes de voiture depuis l’aéroport et environ quarante à cinquante minutes depuis Reykjavík — des ordres de grandeur, pas des temps garantis.
Cette position explique la façon dont les voyageurs organisent leur venue au Blue Lagoon : sur le trajet entre l’aéroport et la capitale, à l’arrivée ou au départ, plutôt qu’en excursion depuis Reykjavík.
Depuis 2021, la péninsule connaît une succession d’éruptions, d’abord au Fagradalsfjall — le nom sous lequel l’Office météorologique islandais classe encore son suivi de la zone —, puis sur la rangée de cratères de Sundhnúkur, près de Grindavík et de Svartsengi.
Au 8 septembre 2026, aucune éruption n’est en cours. La dernière s’est achevée en août 2025. L’Office météorologique islandais, qui surveille la zone, écrit dans son bulletin du 18 août 2026 que le magma continue de s’accumuler lentement sous Svartsengi et que le scénario le plus probable reste une nouvelle intrusion vers la rangée de cratères de Sundhnúkur, pouvant conduire à une éruption. Son évaluation des risques, inchangée, était valable jusqu’au 30 septembre 2026.
Grindavík est ouverte au public, mais les autorités rappellent que la zone reste dangereuse : des crevasses peuvent s’ouvrir, il faut rester sur les chemins, ne jamais marcher sur une coulée refroidie, et repérer les sorties — des sirènes d’évacuation sont en place.
Rien de tout cela n’interdit la visite. Cela impose seulement une habitude : vérifier l’état de la zone la veille du départ, sur le site de l’Office météorologique islandais et sur SafeTravel, et lire les messages de l’établissement où l’on a réservé.
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