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Chaudes-Aigues

Un village du Cantal posé sur ses sources brûlantes, au pied de l’Aubrac. Trente-deux jaillissent naturellement, dont celle du Par à 82 °C — et un seul établissement thermal y ouvre ses bassins.

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La source du Par à Chaudes-Aigues : l'eau thermale sort d'un bec de pierre scellé dans un mur de gros blocs de granit et tombe dans une large vasque de pierre, dont le fond est teinté d'ocre et de vert par les dépôts.
La source du Par, en plein village. L'eau y émerge à 82 °C : la vasque n'est pas un bassin de baignade.PhotoBUFO88CC BY-SA 4.0Wikimedia Commons
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Le lieu à Chaudes-Aigues

France

Chaudes-Aigues tient dans un fond de vallée du Cantal, à 750 mètres d’altitude, entre les monts du Cantal et le plateau de l’Aubrac. Le village doit tout à ce qui coule dessous : de l’eau qui sort de terre brûlante, en trente-deux points recensés par l’office du tourisme des Pays de Saint-Flour — d’autres décomptes, moins officiels, parlent d’« une trentaine ». Son nom même le dit — chaudes aigues, eaux chaudes.

L’échelle est celle d’un gros bourg, pas d’une ville d’eaux. L’exploitant thermal le formule bien dans sa brochure : ici, « point de patrimoine Belle Époque », mais des bâtiments aux toits de lauze, un ancien lavoir, une place du marché et des rues pavées. Le thermalisme y est une affaire de village — et c’est pourtant l’unique station thermale du département du Cantal.

La source du Par, et ce qu’elle n’est pas

La plus chaude de ces sources s’appelle le Par : elle atteint 82 °C à l’émergence. L’office du tourisme des Pays de Saint-Flour comme l’exploitant thermal la présentent comme la plus chaude d’Europe.

Retenez surtout ce que 82 °C signifie, et ne signifie pas. C’est la température de l’eau là où elle sort du sol. On ne s’y baigne pas — on y ferait cuire un œuf, ce que l’office du tourisme propose d’ailleurs de faire, en quinze minutes. L’eau qui remplit les bassins de baignade du village est la même, refroidie et distribuée à une température tout autre.

Cette chaleur a organisé la vie du bourg bien avant le tourisme. Le lavoir à eau chaude, alimenté par la source Lestande à 62 °C, se touche encore. L’église paroissiale Saint-Martin Saint-Blaise est chauffée au sol par la source. Le musée de la géothermie et du thermalisme, Géothermia, raconte cet usage domestique de l’eau chaude, et des fontaines tièdes ont été remises en service dans les rues.

Où l’on se baigne réellement

Un seul établissement thermal ouvre ses bassins au public : Caleden, avenue Georges Pompidou. Il réunit trois activités distinctes qu’il vaut mieux ne pas confondre — les cures de rhumatologie conventionnées, les soins de remise en forme et de spa, et un espace thermoludique où l’on entre à l’heure, sans ordonnance et sans réservation.

Cet espace thermoludique a une histoire récente mouvementée : en rénovation depuis 2018, chantier arrêté par une procédure judiciaire jusqu’en 2022, il a rouvert en octobre 2025. C’est donc un équipement neuf que l’on trouve aujourd’hui, et les descriptions antérieures à cette date ne valent plus. Les deux parties de Caleden suivent par ailleurs des calendriers différents : les cures et la remise en forme s’arrêtent en novembre, les bassins continuent jusqu’au début janvier.

Le village compte par ailleurs un spa hôtelier doté d’un bassin à débordement et une piscine découverte l’été ; nous ne savons pas s’ils utilisent l’eau thermale, et ce guide ne documente pour l’instant que Caleden.

Venir, et repartir

Chaudes-Aigues n’a pas de gare. La plus proche est celle de Saint-Flour, à une trentaine de kilomètres, reliée au village par la ligne d’autocar C07 des Cars Région Cantal, qui assure certaines correspondances avec la ligne liO 283 venant de Clermont-Ferrand. En voiture, on arrive par l’autoroute A75 : sortie Saint-Flour Nord (28) depuis le nord, sortie Saint-Chély-d’Apcher (34) depuis le sud.

Autour, l’Aubrac, les gorges de la Truyère et la cité de Saint-Flour ; sur place, un jardin d’agrément, le parc Juéry, le musée Géothermia, un casino et une dizaine de tables — dont celle d’un chef doublement étoilé au Guide Michelin, ce qui n’est pas courant à cette échelle.

Sources et vérifications

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